L'indépendance énérgetique

Nous voulons réformer le secteur de l’énergie pour aboutir à une indépendance énergétique, point de départ du développement

Notre économie ne peut pas avancer d’un iota sans résoudre le problème de l'énergie au Burundi qui porte un coup dure à notre économie et, ce faisant, nous fait reculer davantage.

Notre pays est plongé dans une honte de manque cruelle d’électricité et d'eau potable. Cette catastrophe coïncide d'ailleurs avec l'augmentation de plus de 300% du prix de l'eau et de l'électricité qu'on pensait qu'elle allait permettre d'améliorer nos infrastructures énergétiques mais malheureusement, la gestion mafieuse de la chose publique en général, et de la REGIDESO en particulier ne peut pas le permettre.

Nous voulons changer notre  politique énergétique en développant une stratégie à deux voies :

Dans un premier temps, nous allons restructurer la REGIDESO et redéfinir sa mission centrée désormais sur une obligation de résultat. Nous allons ensuite augmenter la production de l’énergie en investissant dans les plaques solaires, dans l’énergie éolienne,  dans la construction de nouveaux barrages électriques et en investissant dans la recherche énergétique.

La corruption qui gangrène la REGIDESO doit être éradiquée en y plaçant des hommes intègres aux mains propres. Cela passera aussi un contrôle accru de la gestion de la REGIDESO par une commission parlementaire spécifique à l’énergie (cette commission qui n’existe pas actuellement sera créée à l’Assemblée Nationale).

Actuellement, le peu d’argent que la REGIDESO gagne est puisée par l’Etat qui est le plus grand actionnaire. Cette situation place la REGEDESO dans  l’impossibilité notoire de pouvoir acheter des équipements modernes et d’accroitre sa capacité. Pour y remédier, nous allons  faire en sorte que l’argent gagné par la REGIDESO soit affecté à la production  de plus d’énergie au lieu d’aller financer l’opulence des dirigeants.

Pour améliorer la production de l’eau et de l’électricité et donner plus de choix aux consommateurs, nous allons ouvrir le secteur de l’énergie aux investisseurs privés car le monopole de la REGIDESO pendant plus de 50 ans ne fait que priver les consommateurs de leurs facultés légitimes de se procurer l’eau et l’électricité chez un autre fournisseur que la REGIDESO. En mettant la REGIDESO en compétition avec les entreprises privées, elle sera obligée d’améliorer sa productivité.

Cette compétitivité permettra aussi aux consommateurs d’avoir une réduction considérable du prix de l’eau et de l’électricité.

Nous voulons aussi  orienter le Burundi vers l’accroissement de la part des énergies renouvelables, une politique qui présente des impacts environnementaux et économiques très attrayants. Les impacts sociaux sont considérables, notamment par rapport à l’inclusion sociale des populations rurales locales en permettant à ces dernières de ne plus être isolées.

Cela nous permettra de :

  • Fournir un éclairage aux enfants afin qu’ils puissent étudier après la tombée de la nuit;
  • Créer de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs pour le fonctionnement de leurs entreprises;
  • Générer de nouveaux emplois;
  • Créer des opportunités économiques nouvelles et améliorer celles qui existent déjà.

L’objectif global est de faire en sorte que sur une période de 5 ans, plus de 50% de la population burundaises aient accès à l’eau potable et à l’électricité.

Cette indépendance énergétique  nous permettra non seulement de répondre aux besoins les plus élémentaires de notre population, mais aussi  d’exploiter nos matières premières tout en créant des emplois, et ce faisant de relever notre économie en ruine.

C’est seulement en combinant les mécanismes de bonne gouvernance démocratique et d’investissement dans des programmes prioritaires comme l’éducation et la recherche, les soins de santé universels, l’énergie et la création des emplois que le Burundi pourra se détacher de cette honteuse place et appellation de pays « le moins avancé » qui doit vivre des aides extérieures.

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