Politique sociale

Les inégalités sociales augmentent farouchement au Burundi.

L'évolution de notre société est désastreuse car elle est marquée par des rapports de dépendance entre les riches et les pauvres : les riches sont liés entre eux par des rapports d'égalité, les pauvres eux, dont la plupart sont des paysans, tombent sous la puissance des riches auxquels appartiennent désormais le pouvoir.

Il s'est donc créé une société injuste dans laquelle le pauvre doit être soumis au riche qui l'exploite comme il veut.

La véritable victime de la situation c'est en principe le citoyen ordinaire qui se trouve oublié et opprimé. Quant aux équilibres ethniques prévus par l'accord d'Arusha, c'est le mal absolu pour une société libre car ce n'est pas en prévoyant des quotas ethniques en faveur des hutu que ces derniers vont réellement rattraper leur retard sur les tutsi. C'est plutôt en éliminant les injustices sociales de notre système politique que notre société va évoluer positivement.

Il faut garder à l'esprit que les détenteurs du pouvoir ne représentent jamais une ethnie, ils se représentent eux-mêmes et ne cherchent que leurs propres intérêts. Notre société fonctionne mal parce que les droits des citoyens ont été ignorés mais pas parce qu’un groupe de tutsi a dirigé le Burundi pendant trois décennies.

La réalité est qu'il existe deux ethnies  au Burundi: une ethnie des pauvres (composée de hutu, tutsi et twa) et une ethnie de la bourgeoisie (composée également de hutu, de tutsi et twa qui ont eu la chance d'amasser des richesses et le plus souvent indument).

Que l'origine ethnique des détenteurs du pouvoir change ou pas, la politique répressive du gouvernement ne change pas car ce sont les mêmes lois qui s'appliquent sur le citoyen ordinaire; des lois qui oppriment, des lois qui affranchissent.

Le R.D.B veut détruire les politiques injustes et inhumaines qui font que la majorité de la population soit exclue de la richesse collective.

Notre politique sociale va de pair avec notre politique économique car pour asseoir notre démocratie, nous devons améliorer les conditions de vie des populations et éliminer les inégalités et injustices sociales des anciens régimes caractérisées par une politique excessivement bourgeoise.

Dans notre projet de société, le parlement fera une loi sur la sécurité sociale commune sur tous les burundais. Cette loi devra résoudre la question sociale en garantissant notamment l'égal accès de tous au système de santé, à un logement décent, à l'emploi, à l'éducation et à l'assistance sociale pour les plus démunis.

Le parlement fera une loi sur la fonction publique unique pour tous les fonctionnaires. En marge de cette loi, l'entrée à la fonction publique sera assujettie à la réussite d'un concours d'entrée dans la fonction publique.

Les mutations de toutes les personnes exerçant une fonction publique seront strictement règlementées pour permettre aux fonctionnaires de l'Etat, inclus les forces de l’ordre, d'avoir une vie communautaire stable. En amont, les familles séparées par les mutations non désirés opérées par les anciens régimes seront réunies.

Les salaires de toutes les personnes payées sur les fonds du public seront harmonisés dans le but d'éliminer les écarts disproportionnés des salaires et d'améliorer les conditions de vie de tous les agents de l'Etat.
La femme, pilier de la famille, se verra reconnaître les mêmes droits que ceux de l’homme dans tous les domaines.

Aucun domaine ne sera épargné par les réformes sociales.

ll sera fait une loi spéciale sur la protection des consommateurs pour les épargner des pouvoirs des vendeurs et des distributeurs.Il sera fait une loi spéciale sur le régime des responsabilités pour limiter les accidents et éviter que les victimes des accidents ne soient pas laissées sans indemnisation ou que celle-ci ne soit pas retardée.

Il y aura une exonération fiscale pour les produits de première nécessité.

Il y aura une exonération fiscale pour les fonctionnaires touchant un salaire se situant sous un certain seuil.

La loi devra garantir à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout citoyen, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler aura le droit d'obtenir de l’Etat des moyens convenables d'existence. 

Notre gouvernement devra :

  • garantir aux citoyens la liberté du travail et de l'industrie
  • l'éducation professionnelle,
  • l'égalité de rapports entre le patron et l'ouvrier
  • mettre en place des institutions de prévoyance et de crédit
  • mettre en places des institutions de soutien aux agriculteurs et éleveurs
  • encourager les associations des volontaires communautaires
  • établir, en collaboration avec les communes de travaux publics propres à créer des emplois
  • fournir l'assistance aux enfants abandonnés, aux infirmes et aux vieillards sans ressources que leurs familles ne peuvent secourir ainsi qu’aux personnes démunies.
  • mettre en place et organiser les services sociaux
  • s’attaquer aux violences conjugales
  • faire en sorte que tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion de l’entreprise.
  • venir en aide aux victimes des calamités nationales.

Notre politique sociale, c’est aussi l’assurance de santé pour tous. Sous notre plan de couverture médicale, toute personne sera requise par la loi d’avoir une assurance de santé.

Les frais de couverture médicale des vieillards sans ressources et des personnes démunies seront à la charge du gouvernement pour une assurance minimale couvrant au moins les frais d’hospitalisation et de consultation médicale. Tout citoyen aura alors la possibilité de consulter un médecin et de voir ses frais d’hospitalisation couverts par l’assurance de santé obligatoire.

Pour rendre le programme opérationnelle, il faudra améliorer la situation des professionnels de la santé et favoriser l’immigration économique des médecins étrangers voulant exercer au Burundi (avantages fiscaux, citoyenneté burundaise pour eux et leurs membres de familles, etc.) afin de parier aux insuffisances des professionnels de la santé.

Concernant l’enseignement, l'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés sera un devoir de l'Etat. En aucune façon, l’Etat ne pourra établir des examens à l’instar de l’examen d’Etat ou concours nationaux ou autres lui permettant de limiter l’accès à l’enseignement.

Il faudra aussi recruter de nouveaux enseignants et prendre soins de nos enseignants qui se situent par la catégorie de citoyens les plus misérables.

Enfin, nous allons créer la sécurité sociale pour tous les burundais, ce qui permettra au gouvernement d’octroyer une aide aux retraités, aux chômeurs, aux personnes âgées, aux veuves et aux orphelins.

Nous voulons aussi rendre plus facile pour tous les burundais de participer à des comptes d'épargne de retraite au travail. Pour les chômeurs et les personnes démunies, le gouvernement va prendre en charge leurs cotisations à un système qui leur permettra d’avoir une pension quand ils seront à l’âge de la retraite.

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